La psychanalyse corporelle



Le langage est l’une des clés de la psychanalyse. Depuis ses débuts, la méthode psychanalytique se développe autour du langage, pour réussir à formaliser par l’expression orale les troubles qui hantent l’inconscient. Réussir et permettre d’identifier les situations et traumatismes issus de notre passé reste l’un des principes fondateurs de la psychanalyse classique.

Aujourd’hui cependant, après des années de recherches, des alternatives à l’expression orale existent. Des méthodes destinées à passer les freins du langage pour trouver d’autres voies d’écoute. On utilise alors pour certaines de ces alternatives le terme de psychanalyse corporelle qui œuvre sur des niveaux différents « couches » de la mémoire.

Le lapsus du corps


La mémoire s’exprime de bien des façons. Si elle s’entraine et se perfectionne comme un muscle, nous pouvons posséder des prédispositions à certains types de mémoire. La mémoire auditive, qui nous fait nous souvenir plus facilement de ce que nous avons entendu, visuelle pour ce que nous lisons ou voyons, mais aussi corporelle, pour les connaissances ou souvenirs sensoriels.
 
La psychanalyse corporelle va s’appuyer sur cette dernière particularité. Au cours de plusieurs séances, le patient et le psychanalyste vont tenter de révéler des lapsus corporels, des mouvements volontaires ou non, et de mettre en lumière les assimilations qui peuvent exister avec des souvenirs enfouis, voir des traumatismes passés inscrits dans une mémoire sensorielles et réactives.

Fonctionnement d’une séance de psychanalyse corporelle


Lors d’événements marquants, notre esprit peut être amené à les enfouir et les dissimuler à notre esprit conscient. Ce n’est pas pour autant qu’ils ne peuvent plus impacter notre vie quotidienne. Certains de ces événements peuvent se faire connaitre à travers des pathologies diverses, de la dépression à des sentiments forts et néfastes ou des peurs ou comportements jugés irrationnels. La psychanalyse dans sa forme première va donc chercher à identifier ces troubles pour les faire ressortir et traiter la cause pour en atténuer les symptômes.

La psychanalyse corporelle s’appuie sur les mêmes fondements, mais va donc chercher à interpréter les mouvements du corps. Contre les expressions de langage que nous utilisons pour concrétiser ou partager des pensées, les expressions corporelles peuvent s’exprimer de façon plus naturelle et involontaire. Au cours d’une séance, le psychanalyste va accompagner le client dans un processus destiné à entrainer des réactions corporelles incontrôlées. Un simple sursaut, la répétition de tic, des répétitions de mouvement, démangeaisons, les signes sont nombreux et le psychanalyste va les utiliser pour guider la séance vers une identification de plus en plus poussée des éléments déterminants de l’inconscient.

La pratique de l’interprétation corporelle ne déroge pas des fondements de la psychanalyse et se repose sur cette identification des souvenirs inconscients pour amener l’individu à un état de pardon et de sérénité, ne permettant pas le rappel et la mémoire à avancer et se libérer des poids qui pèsent sur notre esprit.


Psychanalyste dans le 18e arrondissement de Paris


Pour plus d’information et entreprendre une psychanalyse à Paris 18, vous pouvez me joindre en vous rendant dans la rubrique « contact » ou au 01 42 58 37 80. Rendez-vous sur les différentes pages du site pour découvrir les différents accompagnements que je propose en psychanalyse à Paris.
Cabinet de Psychanalyse et Psychothérapie de groupe
3, Square Lamarck
75018 PARIS

Métro Lamarck (ligne 12)

 

Tel : 01 42 58 37 80

 

 

 



La psychanalyse
  • La psychanalyse, c'est aider les gens à devenir ce qu'ils sont. " Dolto.

  • " Le bonheur est un rêve d'enfant réalisé dans l'âge adulte." Anna et Sigmund Freud
  • " Changer, jeter, c'est la même chose mais le premier est plus subtile que le second." Klein
  • " On ne perçoit dans le monde environnant que ce qu'on est soi-même, on se "projette" sans cesse dans chaque objet. " Groddeck
  • " Si vous avez compris, vous avez sûrement tort. " Lacan
  • " Dans les moments où le système psychique fait défaut, l'organisme commence à penser. " Ferenczi
  • " C'est souvent la chose la plus fâcheuse du monde que d'avoir raison. " Adler
  • " Allez mieux d’abord, on analysera ensuite si vous le voulez. " Berne
  • " Lorsqu’on ne parle pas de l’essentiel rien d’autre ne peut être dit d’important. " Yalom
  • " Nous sommes trop enclins à penser la haine dans son opposition à l'amour. " Little
  • " L’attachement est un besoin vital d’être écouté, entendu, compris et soutenu. " Bowlby


 

Articles récents

La perte de l’objet d’amour est l’étape première de la mélancolie, mais aussi du deuil. La mélancolie, selon FREUD, est une dépression extrêmement douloureuse qui fait perdre à un individu tout l’attrait qu’il a pour le monde extérieur.

Lisez la suite


Cette fin du XIXe siècle qui précède les horreurs du XXe est marquée par une certaine idéologie du progrès, une certaine foi dans les Lumières et la Raison


Publié sous le titre original Die Zukunft einer Illusion, L'Avenir d'une illusion est un article de Sigmund Freud paru en 1927. Subdivisé en 10 chapitres, il questionne le devenir de la religion à travers la culture, en réalisant une rétrospective dans le passé de celle-ci.


Le sujet pose comme présupposé à son traitement deux axiomes : qu’il existerait quelque chose comme un « sujet contemporain » et qu’il serait face à une alternative éthique lui imposant de choisir entre jouissance de l’objet et jouissance de l’identité.


Pour introduire notre propos nous nous appuierons sur la notion de paradigme empruntée parGeorges Lantéri-Laura à TS Khun.