L'identification en psychanalyse



L’identification est un concept introduit par Freud à la fin du 19è siècle. Il reste aujourd’hui un concept fondamental de la psychanalyse, bien que sa définition ait de multiples fois évolué jusqu’à aujourd’hui.


A l’origine, Freud considérait l’identification comme un processus personnel, ancré dans l’individu.


Plus tard, d’autres analystes tels que Mélanie Klein attribueront à l’identification une certaine nécessité de confrontation avec l’autre en tant qu’objet identificatoire.


D'une manière très générale, nous pouvons définir le transfert par le déplacement d'une habitude, ou d'un sentiment d'un objet sur un autre. D'un strict point de vue psychologique, le transfert se définit par le processus lié aux automatismes de répétition qui tend à reporter sur des personnes ou des objets apparemment neutres des émotions et des attitudes qui existaient dans l'enfance (un enfant qui s'est fait mordre par un chien, pourra adulte avoir "transféré" sa crainte à tous les animaux).


La théorie psychanalytique (accès au dossier "Freud") donne un sens particulier: le transfert est l'élément essentiel de la cure puisque tout comportement actuel est en accord avec les expériences passées. Il révèle donc au patient, par la relation affective que celui-ci établit avec son analyste, tout un ensemble inconscient d'attitudes amicales ou hostiles établies dans son enfance. 


Si le transfert en psychanalyse est une projection émotionnelle de l'analysé sur la personne du thérapeute, le contre-transfert désigne la réaction inconsciente que ce dernier aura vis à vis de son patient et en réponse à ce transfert.


L’identification primaire comme outil de construction psychique du sujet


L’identification permet à chacun de cerner ce qui lui est semblable, et ce qui le distingue des autres, une étape nécessaire pour mieux comprendre ce à quoi il souhaite ressembler, et comment se construire.


La construction du Moi se ferait donc par le biais d’une succession d’identifications portées sur une caractéristique spécifique. En ce sens, l’identification apparaît comme un mécanisme de défense permettant la construction psychique de l’individu.


Ce processus commence dès la petite enfance, et ce de façon inconsciente. On parle alors d’«identification primaire».


Cette première étape prend tout son sens lors du complexe d’Œdipe par exemple, lorsque le garçon idéalise son père autant qu’il le perçoit comme un rival car il constitue un obstacle au désir qu’il éprouve pour sa mère. Le complexe d’Œdipe est alors un passage inévitable pour développer ses sentiments d’amour et de jalousie.


Il en va de même pour la conscience du corps: l’enfant prend en effet conscience de son corps grâce à la relation qu’il établit avec sa mère (stade du miroir) selon la thèse de Lacan.


Pour l'enfant, l'identification est la première forme d'attachement. C'est aussi le moyen de s'approprier les attributs enviés de l'adulte (sa puissance par exemple). Cela constitue donc un aspect très important de la formation de sa personnalité.


Pour l'adulte, l'identification est un des mécanismes de défense (accès au dossier "mécanisme défense") qu'il utilisera pour protéger son Moi de l'angoisse (accès au dossier "angoisse").


L’identification projective (identification narcissique)


Mélanie Klein distinguera deux formes d’identification: l’identification projective et l’identification introjective.


L’introjection au sens de Klein consiste à protéger les objets internes associés au plaisir afin de «combattre» les objets internes associés à la souffrance. Ce processus est une phase nécessaire pour que le sujet développe une stabilité psychique.


L'identification projective permet d'expulser une partie de soi ressentie comme dangereuse ou menacée, à l'intérieur de soi.


L’identification projective, quant à elle, se définit comme le fait de projeter sur un objet des caractéristiques personnelles afin de se reconnaître dans ce même objet. Elle peut devenir problématique et même considérée comme pathologique lorsqu’elle est exercée uniquement dans un but de contrôle ou de déni de l’objet (identification narcissique).


Wilfred Bion développera l'idée de l'identification projective comme mécanisme structurant autorisant la capacité de penser...


Cette identification «narcissique» consiste donc pour le sujet à s’identifier à un objet afin qu’il ait l’impression de l’avoir en lui, de le détenir d’une certaine façon. Cette situation amène cependant le sujet à de désintéresser de l’objet réel, satisfait de ce qu’il a intégré en lui.


C’est la raison pour laquelle on parle de narcissisme: le manque éprouvé par le sujet passe avant l’objet réel de son manque, faisant rentrer le sujet dans une vision autocentrée de la relation.


Cela pose donc également un problème de dépendance vis-à-vis de l’objet: en effet, une fois assimilé, l’objet perdurera dans le sujet, qui sera alors incapable de s’en détacher. In fine, cela implique que la mort de l’objet serait alors perçue par le sujet comme la mort d’une partie de lui-même (identification mélancolique).


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La psychanalyse
  • La psychanalyse, c'est aider les gens à devenir ce qu'ils sont. " Dolto.

  • " Le bonheur est un rêve d'enfant réalisé dans l'âge adulte." Anna et Sigmund Freud
  • " Changer, jeter, c'est la même chose mais le premier est plus subtile que le second." Klein
  • " On ne perçoit dans le monde environnant que ce qu'on est soi-même, on se "projette" sans cesse dans chaque objet. " Groddeck
  • " Si vous avez compris, vous avez sûrement tort. " Lacan
  • " Dans les moments où le système psychique fait défaut, l'organisme commence à penser. " Ferenczi
  • " C'est souvent la chose la plus fâcheuse du monde que d'avoir raison. " Adler
  • " Allez mieux d’abord, on analysera ensuite si vous le voulez. " Berne
  • " Lorsqu’on ne parle pas de l’essentiel rien d’autre ne peut être dit d’important. " Yalom
  • " Nous sommes trop enclins à penser la haine dans son opposition à l'amour. " Little
  • " L’attachement est un besoin vital d’être écouté, entendu, compris et soutenu. " Bowlby

 

 

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